Monthly Archives: mars 2012

Au printemps, on chouchoute son foie

Au printemps, on chouchoute son foie

Le  printemps est là et vous savez quoi ? C’est boooooon ! La lumière est revenue,  la nature s’éveille, la sève monte. L’énergie yin diminue et le yang monte en puissance. Idem pour l’être humain. On sort de l’hibernation, on gagne en vitalité, on a envie de sortir, de s’agiter… De nettoyer ? De se nettoyer ? Ben oui,

La cure détox, vous savez… Pour ceux qui ont oublié, les grands principes sont ceux de la cure antifatigue de Taty Lauwers .

Si l’hiver était la saison du rein, du repli sur soi,  un temps de pause bénéfique à nos organismes, l’organe du printemps (qui dans le calendrier énergétique a commencé le 4 février et se prolonge jusqu’au 15 avril) est le foie.

Pour stimuler le retour de nos forces vives, c’est donc lui qu’il faut chouchouter. C’est le moment de le débarrasser  (et tout notre corps avec) de toutes les toxines accumulées depuis des mois. Qui peuvent justement empêcher l’organe engorgé de nous communiquer cette belle énergie qui monte, provoquant fatigue et apathie, irritabilité et anxiété voire dépression.

Les taoistes, qui recommandent une vie en harmonie avec les saisons, conseillent, au printemps, la tempérance. On se lève tôt, on marche tranquillement dans la nature, on respire, on centre l’exercice physique   sur l’étirement des tendons et la mobilité des articulations et les yeux (tous liés au foie en énergétique chinoise).

Sur le plan alimentaire, on allège. Les saveurs du printemps (et du foie) sont acides et amères. Comme les jeunes pousses de la nature: roquette, pissenlit, radis… mais aussi artichauts, asperges, épinards… Point trop n’en faut, cependant – tempérance, a-t-on dit –  on contrebalance avec des saveurs douces (courgette, petits pois, laitue haricots verts…).

Pour donner un coup de pouce, on mise sur la tisane Foie (chez Desmecht,  à Bxl, par exemple ou en magasin bio et diététique). A défaut, on se prépare des infusions de feuilles de cassis, de prêle, de romarin, de bardane, de tilleul, d’aubier…

Ou on appelle à l’aide les huiles essentielles de romarin à verbénone ou de citron (2 gttes le matin dans 1 càs de miel bio ou d’huile végétale bio de première pression, pas plus de 3 semaines). Le simple jus de citron (1/2 dans un tasse d’eau tiède à jeun est également souverain. Mais ne cumulez pas tout, évidemment. Et n’oubliez pas de bannir les toxiques (café, alcool, thé, conservateurs, et autres produits de synthèse ouioui, les sucrettes aussi) durant quelques semaines sinon il ne s’agit pas d’une détoxification.

Pour couronner le tout, on peut remettre du «chi» dans le foie et les autres organes (ils sont tous liés, en fin de compte, par la loi des 5 éléments) grâce à un massage Chi Nei Tsang ou aider au drainage grâce à un massage aromatique avec les huiles essentielles ad hoc.

Les huiles essentielles roulent pour la Slow Cosmétique

Les huiles essentielles roulent pour la Slow Cosmétique

Julien Kaibeck, pour qui ne le connaît pas, est esthéticien, prof au  Collège International d’Aromathérapie de Dominique Baudoux et trublion professionnel. Sur son blog, cet émule de Rita Stiens, (qui avait fait sensation avec son livre « La vérité sur les cosmétiques) ,  pourfend depuis 2010, les grandes marques de la cosmétique conventionnelle. Ardent défenseur des huiles essentielles et de la beauté naturelle, il vient de donner naissance, sur le modèle du mouvement « Slow Food »,  au concept de « Slow Cosmétique » qu’il explique dans un livre à paraître au mois d’avril au éditions Leduc (Adoptez la Slow Cosmétique, conseils et recettes  de beauté pour consommer moins et mieux). Un ouvrage préfacé par Jean-Pierre Coffe, autre lanceur de pavé dans la mare mais plutôt celle de l’alimentation.

Dans sa vie d’esthéticien Julien Kaibeck a côtoyé et servi la cosmétique conventionnelle jusqu’à ce qu’il s’intéresse d’un peu plus près aux contre-étiquettes mentionnant les ingrédients de nos produits de soins habituels.  « Les écoles  d’esthétique forment de très bons praticiens et praticiennes mais on n’y apprend pas à lire les formules ni à avoir un regard critique,  avoue-t-il. De plus, dans le métier, on est souvent pris en main par les marques avec lesquelles on travaille. »  De quoi lui dessiller les yeux: beaucoup d’eau, de silicones, de produits issus de la chimie de synthèse et de dérivés du pétrole dans lesquels sont noyés, dans le meilleur des cas, quelque 1 à 3 % d’actifs naturels dont les vertus sont largement vantées sur le devant des emballages. Gonlfé!

Le jeune homme réagit au quart de tour et part en croisade. Sur son blog, il dénonce ce qu’il appelle le brainwashing de la cosmétique conventionnelle qui nous fait miroiter des promesses fallacieuses, alimente les mythes de la jeunesse éternelle, de la peau zéro défaut et du corps parfait (seulement accessible grâce à Photoshop), et provoque notre insatisfaction perpétuelle en balançant sans cesse sur le marché de nouveaux produits finalement peu différents de leurs prédécesseurs. Il  plaide pour la cosmétique bio et pour un retour aux recettes d’antan, délaisse ses ancien maîtres afin de  s’investir à plein dans  les huiles essentielles quand Dominique Baudoux lui propose de formuler des produits de beauté certifiés bio pour Pranarôm. Et là, tout s’enchaîne. Il affine ses positions, s’exprime dans les média et pour mieux se faire comprendre, décide de résumer les valeurs qu’ils prône en un concept: la Slow Cosmétique.

Dans la foulée de son alter ego écogastronomique, la Slow Cosmétique propose une redéfinition de la notion même de beauté: cesser de croire au père Noël, s’accepter comme on est, et donner à sa peau ce dont elle a réellement besoin, à savoir un nettoyage correct, une bonne hydratation et une protection performante. « Non, affirme l’esthéticien, au risque de vous décevoir, il n’y a aucun produit cosmétique capable de combler une réellement une ride. Les prétendues études brandies pour nous démontrer le contraire sont souvent ou basées sur la subjectivité des sujets ou réalisées in vitro avec des effets indécelables à l’œil nu« . Il s’agit donc de consommer moins et mieux. « Superposer 5 produits en croyant que ce sera plus efficace qu’un massage du visage, ce n’est pas slow, explique le père du concept, ardent défenseur de la gymnastique faciale. Changer sans cesse de crème en espérant indéfiniment trouver plus efficace non plus. On est dans une spirale consumériste incroyable. » Qui ne rime à rien , selon lui. Certes les grands acteurs de la cosmétique investissent énormément dans la recherche et le développement de nouveaux actifs. Mais ils oublient de se poser une question essentielle, critique l’esthéticien: à quoi cela sert-il? Pourquoi aller chercher une plante rare au fin fond de l’Amazonie ou en synthétiser le principe actif à grand prix si c’est pour en noyer un petit pourcent dans une mer de silicones, d’alcools gras, de dérivés de la pétrochimie et autres « crasses »,  qui sont dans le meilleur des cas des matières inertes et dans le pire carrément toxiques et/ou polluants?

Bien. Mais par quoi remplacer nos gels douche, savons, démaquillants, crèmes de soins, déodorants, autres parfums? Par des produits simples et naturels comme des huiles végétales et essentielles, de l’argile,  des beurres de karité ou de coco, du lait et de la crème fraîche…  Oui Madame!  Les bains au lait d’ânesse de Cléopâtre ne sont pas un mythe et un berlingot de crème fraîche dans l’eau de la baignoire vous laisse la peau douce comme de la soie et délicieusement parfumée de surcroît si on y ajoute quelques huiles essentielles. On peut se fabriquer un excellent gommage avec du sucre fin et de l’huile végétale. « L’acide glycolique contenu dans le sucre jouent un rôle d’exfoliant chimique renforçant l’action des grains, précise l’esthéticien. Pas le courage de se fabriquer ses produits de soin? Julien Kaibeck nous invite à miser sur la cosmétique bio,  Si d’aucuns lui reprochent aujourd’hui de se laisser aspirer par les méthodes agressives de marketing de la cosméto traditionnelle et dénoncent le fait que ses produits ne contiennent réellement que peu d’ingrédients bio, elle reste la seule garantie de ne pas se tartiner sur le corps des matières douteuses enrobées de packagings polluants.