Monthly Archives: janvier 2012

Comment choisir les huiles essentielles

Comment choisir les huiles essentielles

L’aromathérapie est très en vogue actuellement et les industriels tentent de surfer sur cette vague en invoquant  les vertus des plantes, qui dans sa lessive, qui dans son parfum d’intérieur ou désodorisant qui dans ses bougies ou encens, qui dans son gel douche. Il faut savoir que les huiles essentielles (HE), du moins les vraies naturelles et pures,  sont relativement chères (voir plus bas La question du prix).  Par conséquent, bien peu des produits de grande distribution en contiennent réellement. Or l’innocuité des parfums synthétiques est de plus en plus mise en cause.

Quoi qu’il en soit, si l’on veut travailler de manière thérapeutique avec les huiles essentielles (et même en simple diffusion),  il est capital d’être très attentif à la qualité de celles-ci.

La qualité d’une huile dépend de plusieurs facteurs. Sa pureté, la manière dont la plante a été cultivée, cueillie, traitée, distillée et embouteillée avant d’arriver chez vous dans son petit flacon vont influer sur ses vertus, la finesse de son odeur, et ses qualités vibratoires (je vous en parlerai dans un prochain article).

Le top du top  serait une huile issue d’une plante sauvage, cueillie à la main dans son  biotope naturel à l’écart de toute pollution au moment  précis où elle est la plus chargée de principes actifs, séchée de manière naturelle et stockée dans des conditions saines  et des matériaux naturels, distillée à la vapeur d’eau de manière complète à température et pression contrôlées,  embouteillée dans un flacon opaque et conservé à l’abri de la chaleur et de la lumière. 

Pourquoi ?

. Parce que dans son biotope naturel, une plante n’est pas « chouchoutée ». Elle est  entourée de divers autres végétaux, de prédateurs, de parasites et doit donc « se battre » pour pousser et survivre.  Elle développe ainsi des qualités chimiques plus intenses qu’une plante de culture que l’on gave d’eau et d’engrais  et que l’on protège  à l’aide de pesticides (même naturels). Sans compter que les résidus de ces adjuvants  se retrouvent bien sûr dans le résultat de la distillation.  L’ « essence » de la plante, c’est-à-dire le concentré de principes actifs qui nous intéresse,  est en réalité son réservoir immunitaire et énergétique. Elle sert tout à la fois à protéger le végétal,  repoussant les insectes ravageurs et attirant les butineurs,  à la nourrir énergétiquement quand le soleil se cache et à la rafraîchir en cas  de canicule.

. Loin de la pollution: pas besoin de vous  faire un dessin. Quand on sait que pesticides et polluants sont concentrés par le processus de distillation et encore plus par le procédé d’expression mécanique (utilisé pour les HE d’agrumes)…

. Le moment de la cueillette importe car les proportions de principes actifs varient au cours des saisons voire même de la journée et cette variation dépend d’une plante à l’autre. En tout cas, elle doit être cueillie par temps sec, à l’aube (mais après évaporation de la rosée) ou avant que le soleil n’altère les qualités de la plante.

.  Le procédé de cueillette  a également une influence sur la qualité de l’huile essentielle. En effet, une machine prend toutes les plantes de manière indéterminées, et ne donc fait pas la différence entre végétaux abîmés ou flétris, entre les plants convoités et les brins d’herbes (ou autres) qui auraient échappé à la vigilance du cultivateur ou au désherbant. Le tri mécanisé n’est pas non plus aussi performant que le tri manuel et je me suis déjà retrouvée avec une HE de lavande qui avait  des relents de foin.

.  le procédé de séchage a lui aussi son importance: la durée du processus et sa température ont un impact sur la teneur en HE de la plante. Dans une optique d’optimisation de la rentabilité, il est évidemment tenant de raccourcir le temps de séchage, avec pour conséquence une altération de la concentration en principes actifs et même de ses qualités olfactives (s’il reste de l’humidité, par exemple).

. De même,  la durée et la pression de distillation ne sont pas anodines: si le temps est écourté (pour les mêmes raisons de rentabilité), une partie des principes actifs risquent de ne pas être contenus dans le produit de distillation. Et c’est dommageable car l’effet thérapeutique d’une huile résulte  de l’interaction de toutes les composantes de la plante. Certains industriels sont alors tentés de « rectifier » l’HE incomplète par différents moyens,  en lui ajoutant même parfois des constituants synthétiques.  Avec pour résultat une odeur moins fine, des  propriétés différentes voire des effets indésirables (irritations, allergies, etc.).  Mais le parfum de l’huile peut lui aussi être altéré par une mauvaise distillation.  Elle aura des relents « brûlés » si la pression a été mal contrôlée.

. Il est indispensable l’HE soit embouteillée dans un flacon de couleur sombre (brun ou bleu) afin qu’elle soit à l’abri de la lumière, et qu’elle soit stockée à l’abri de la chaleur.  L’une et l’autre affectant ses qualités thérapeutiques.

Comment choisir?

. Tout d’abord, il ne faut choisir que des HE  100%  pures, 100 % naturelles. Non seulement les huiles synthétiques n’ont aucune vertu thérapeutique mais elles peuvent même être toxiques. Il importe également que les HE soient chémotypées. C’est-à-dire que leur espèce botanique soit clairement et complètement identifiée. Le flacon porte alors la mention HEBBD  (huile essentielle botaniquement et biochimiquement définies), le nom de l’espèce est indiqué en français et en latin (pour éviter les confusions), ainsi que l’organe producteur utilisé (feuille, sommité fleurie, écorce…) et l’origine géographique (ex: thym à thujanol = thymus vulgaris CT thujanol, Corse ou cannelle = cinnamomum cassia, écorce, Chine).  Pourquoi? Parce que la composition de l’HE peut varier en fonction de tous ces facteurs et donc produire des effets différents. Il existe de très nombreuses espèces de  lavandes  mais aussi de thyms ou d’eucalyptus qui n’ont pas la même composition ni les mêmes spécificités thérapeutiques même s’ils ont des caractéristiques de base communes. De plus, une HE d’orange douce tirée de l’ écorce n’a ni la même odeur ni les mêmes propriétés que celle issue du rameau feuillé du  même oranger.

. Dans l’optique d’un usage thérapeutique (et même en diffusion), le label bio est indispensable pour les raisons évoquées plus haut. On peut également trouver sur le marché des HE de plantes sauvages de qualité biologique.  Que la plante soit sauvage n’est pas suffisant en soi. Le label bio et le label « Simples » garantissent que ces plantes ont été cultivées et/ou cueillies à l’abri des pollutions agricoles ou urbaines, avec un cahier des charges encore plus strict pour le « Simples » que pour le Bio. Ces huiles sont généralement chères mais de qualité optimale.

. L’engouement pour les huiles essentielles est devenu tel qu’il y a aujourd’hui des espèces botaniques menacées par une demande croissante et des pratiques de culture et de cueillette empêchant leur régénération. Il est donc important de s’informer et d’adapter son comportement d’achat à cette réalité en choisissant ses HE en conscience, dans un souci de respect de la nature, de la biodiversité et de l’équité. Cette dernière caractéristique n’est pas insignifiante, la plupart des HE provenant majoritairement des pays du Sud.  Comme il existe très peu d’HE labellisée bio et commerce équitable, la tâche n’est pas aisée. Il faut donc tâter le terrain, demander à son fournisseur de l’info sur la provenance de ses produits et sa position sur ce sujet. Bref être consomm’acteur.

. Personnellement, j’achète mes HE chez Bioflore depuis plusieurs années. Le fondateur de la boutique (André Bitsas) qui enseigne l’aromathérapie est aussi l’auteur d’un intéressant ouvrage  (Aromathérapie corps et âme, éditions Amyris) dans lequel, notamment,  il attire l’attention sur ce point. Il affirme qu’aucune HE n’est incontournable et qu’il est toujours possible de trouver un équivalent. D’où l’importance de trouver un  fournisseur à la fois compétent, informé et conscient.

 

La question du prix

Les huiles essentielles sont des produits relativement chers parce que le rendement des plantes aromatiques est généralement faible.  A titre d’exemple, 7 kg de boutons floraux séchés de giroflée, 50 kg de sommités fleuries de lavandin, 150 kg de sommités fleuries lavande vraie, 1,2 tonnes de thym vulgaire et 4 tonnes de pétales de roses de Damas sont nécessaires pour obtenir un seul litre d’HE.  Le prix  varie (de quelques euros à plusieurs dizaines d’euros  le flacon de 10 ml)  non seulement en fonction du rendement mais aussi de la rareté de la plante, sans compter les kilomètres parcourus pour arriver dans vitre magasin préféré.

 

 

 

 

Hot Stone Therapy: La douce chaleur des pierres

Hot Stone Therapy: La douce chaleur des pierres

 

Copyright:Keops/F.Remouchamps

Vous n’avez jamais essayé le massage aux pierres chaudes? Dommage. La première fois que je l’ai reçu (il y a de nombreuses années déjà) des mains de Luis Nunes (Luis est un massothérapeute exceptionnel qui a des mains intelligentes et je vous recommande vivement son massage « deep tissue »),  j’ai été tellement séduite que, d’emblée, j’ai eu envie de l’apprendre. Si j’ai eu un peu de mal à émerger à la fin du massage (mais c’est plutôt bon signe, ça veut dire qu’on a tout lâché et qu’on est parti très loin), au final, j’ai bénéficié ensuite d’une semaine super boostée.

Après avoir reçu l’enseignement, j’ai adapté la technique de la « hot stone therapy » à ma sauce, y ajoutant des huiles essentielles choisies en fonction des besoins de chacun et ai baptisé ce massage « Aromastone« .

Voici comment ça se passe: j’utilise des pierres volcaniques de basalte très lisses chauffées dans un bain d’eau chaude maintenu à  50 °C,  mais refroidies au besoin (tout le monde n’a pas la même sensibilité). Je les place ensuite à certains endroits  du corps, notamment  sur les chakras (ou plexus) et le long des méridiens énergétiques, avant de pratiquer le massage tantôt à mains nues, tantôt avec les pierres.

L’alternance des sensations tout comme la température des pierres invitent le cerveau à débrancher,  à réinvestir chaque partie du corps afin de profiter au maximum des bienfaits du massage.

La chaleur diffusée par les pierres (particulièrement agréable en plein hiver), en ouvrant les pores de la peau facilite l’absorption des huiles et dénoue  les tensions musculaires. Elle décongestionne également les vaisseaux lymphatiques et sanguins, facilite drainage et donc la détoxination de l’organisme.

L’énergie se remet elle aussi à courir librement le long de tous les méridiens, et c’est tout bénéfice pour l’ensemble des systèmes vitaux (digestif, respiratoire, endocrinien…).

Les huiles essentielles choisies viennent non seulement  renforcer physiquement l’action des pierres mais  mais aussi à travers leurs qualités olfactives vibratoires,  vont aussi travailler en profondeur les nœuds émotionnels.